De nombreuses activités professionnelles exposent les travailleurs au froid naturel (agriculteurs, exploitants de remontées mécaniques, cantonniers, pêcheurs, etc). D’autres évoluent dans le froid artificiel des chambres froides et des entrepôts frigorifiques. Selon le SECO, on parle de travail au froid à partir de températures inférieures à +15 °C1.

Lorsque l’organisme est exposé au froid, des mécanismes de themorégulation sont activés pour lui permettre de maintenir sa température centrale constante proche de 37 °C. La vasoconstriction cutanée est la première adaptation pour diminuer les pertes de chaleur par la peau. Si la température corporelle diminue encore, le frisson thermique apparaît; cette contraction musculaire augmente le niveau métabolique et produit de la chaleur2. Dans cette dernière situation les dépenses énergétiques supplémentaires ne sont pas négligeables. La dépense calorique augmente donc principalement quand le corps commence «à trembler», ce qui est rarement le cas lors de travail en ambiance froide puisque en dehors de la zone de température ambiante confortable, l'homme règle sa température en adaptant son comportement (par ex. port de vêtement adapté). La dépense d’énergie devra être évaluée plus par rapport à l’activité physique (marche, port de charge comme des vêtements lourds pour se protéger du froid,...) que par les conditions climatiques.

Conseils: Mangez des repas chauds régulièrement et prenez des boissons chaudes sans alcool.

  1. Direction du travail - conditions de travail. Travailler au froid. Secrétariat d’Etat à l’économie SECO, 2011.
  2. Silbernagl S. et Despopoulos A. Atlas de poche de physiologie. Ed. Médecine-Sciences Flammarion, 1993.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies nous permettant de suivre votre navigation et de vous proposer des contenus adaptés à vos centres d'intérêts ainsi que de réaliser des statistiques de visites.